Communiqué/Press Release: Contre l'armement des agents de l'ASFC/Against the arming of CBSA border guards

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INFO: http://www.psp-spp.com

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Pour diffusion immédiate

DES GROUPES DE DÉFENSE DES DROITS DES IMMIGRANTS DÉNONCENT L'ARMEMENT DES AGENTS DE L'AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS

Dans le contexte des manifestations contre le Partenariat pour la sécurité et la prospérité, des groupes de partout au Canada se mobilisent pour la justice et la dignité.

Mercredi, le 8 août 2007 - Tandis que l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) se prépare à former une deuxième cohorte d'agents au maniement des armes à feu, des groupes de défense des droits des immigrants et des réfugiés condamnent ce programme qu'ils considèrent comme la plus récente manoeuvre du gouvernement conservateur vers une militarisation de la frontière.

Mandeep Dhillon de Personne n'est illégal de Montréal a affirmé que "les frontières et la militarisation des frontières sont des mesures qui se sont avérées meurtrières, et ce, partout dans le monde. À la frontière entre le Mexique et les États-Unis, les agents frontaliers états-uniens ont tué des douzaines de personnes, dont des jeunes qui avaient à peine 18 ans, cela sans compter les quelque 4 000 personnes qui sont mortes à cette frontière depuis 1994. À l'heure actuelle, les trois États signataires de l'ALÉNA poursuivent des plans pour la militarisation des frontières par le biais de plusieurs mesures : des douaniers armés, des systèmes biométriques, des listes de passagers indésirables ("no-fly list"), la création d'un périmètre de sécurité commun et plus encore. Ces politiques ont pour effet de légaliser, sous le prétexte de la "sécurité nationale", la violence et le racisme à l'endroit des peuples autochtones, des immigrants et des réfugiés. L'existence même de frontières menace déjà la sécurité de ces communautés ; l'ajout de douaniers armés ne fera qu'aggraver une situation déjà précaire."

C'est en août 2006 que les Conservateurs ont annoncé leur intention d'armer les agents frontaliers, évoquant comme principale motivation des préoccupations d'ordre sécuritaire.

"Quelle ironie de constater que les agents frontaliers se prétendent inquiets pour leur sécurité, eux dont le travail quotidien consiste entre autres choses à mener des interrogatoires et à faire de l'intimidation… Ils travaillent pour une agence qui exerce un contrôle considérable sur la vie des immigrants et des réfugiés", a déclaré Nazila Bettache du collectif Personne n'est illégal de Montréal. "Les abus fréquents des agents de l'ASFC, responsables des détentions, des déportations et autres mesures arbitraires de répression, sont rarement examinés. Les gestes inhumains posés par l'ASFC - arrestation d'enfants dans une école, non respect des refuges religieux, renvois vers des pays qui pratiquent la torture - montrent clairement que cette agence doit disparaître, et certainement pas être armée davantage."

L'armement des agents coûtera $101 millions pour les deux premières années d'un plan qui doit s'échelonner sur dix ans et mènera, à terme, au déploiement de 4 800 agents aux douanes et à l'intérieur des frontières.

Ce projet fait partie d'une enveloppe budgétaire de $1,4 milliards pour instaurer une force policière plus importante et des mesures de "sécurité" accrues à travers le Canada.

"La mise en place d'agents armés aux frontières et les autres mesures de sécurités prévues dans le cadre du PSP visent moins à protéger la société qu'à créer une culture de peur dans le contexte de la soi-disant guerre au terrorisme", a affirmé Dhillon. "C'est pourquoi nous choisissons de mettre de l'avant des revendications qui répondent au réel besoin de sécurité de nos communautés, soit : l'abolition du PSP, le désarmement des agents frontaliers, la fin de la militarisation des frontières, un moratoire sur les déportations et les détentions, la régularisation de tous les sans-statut, l'abolition des certificats de sécurité et la fin des procès secrets. Nous voulons la liberté de mouvement, pas le racisme légalisé."

Contacts médias :

Bloc AMP Montréal: Mandeep Dhillon, 514-965-0359; Nazila Bettache, 514-691-0471

For Immediate Release

IMMIGRANT JUSTICE GROUPS ACROSS CANADA DENOUNCE ARMING OF BORDER GUARDS AND THE SECURITY AND PROSPERITY PARTNERSHIP

Wednesday, August 8, 2007. As the Canadian Border Services Agency (CBSA) prepares to put a second group of officers through its "firearms training program", immigrant and refugee justice groups across the country are condemning what they identify as the latest step taken by the Conservative government to militarize the border.

Mandeep Dhillon of No One Is Illegal Montreal states that "borders and border militarization have proven deadly throughout the world. On the U.S.-Mexico border, we have seen dozens of people shot dead by U.S . border guards - including youth as young as 18 years old; not to mention the over 4000 deaths on that border since 1994 precisely because of so-called enforcement. Now, the three NAFTA signatory states are furthering border militarization plans under the Security and Prosperity Partnership through dozens of changes including arming guards, implementing biometrics and no-fly lists and creating a common security perimeter. These measures are about legalizing the violence and racism experienced by indigenous peoples, immigrants and refugees under the pretext of security. The existence of the border already threatens the security of these communities – the addition of armed guards will certainly worsen what is already a precarious situation".

The Conservatives announced the plan in August 2006, citing safety concerns as the primary reason for arming the guards with handguns.

"It is ironic that border officials, whose job routinely includes interrogations, intimidation, and who are part of an agency that asserts significant power over the lives of immigrants and refugees, are the ones who are claiming to feel unsafe," states Nazila Bettache of No One Is Illegal Montreal. "The routine abuses of CBSA officers, responsible for detentions, deportations, and arbitrary enforcement policies are rarely questioned. Their inhumane actions, including the apprehension of children in schools, violating sanctuary, and their involvement in renditions to torture, are clear evidence that these agencies need to be dismantled – not given arms."

The arming of guards is estimated to cost $101 million in the first two years of a ten year plan which will result in the deployment of 4800 armed border and inland enforcement officers. This falls within the $1.4 billion budget allocation for a larger police force and beefed-up border security across Canada.

"The arming of CBSA officers and other security measures being implemented within the SPP are less about protecting society than they are about creating a culture of fear in the context of the War on Terrorism", adds Dhillon. "This is why we are putting forth demands that truly address the security of our communities: repealing the SPP, the disarmament of border guards, an end to border militarization, a moratorium on detentions and deportations, the regularization of all non-status peoples and the abolishment of security certificates and secret trials. Free movement is what is needed – not legislated racism in the form of border militarization."

MEDIA CONTACTS:

PGA Block Montreal: Mandeep Dhillon, 514-965-0359; Nazila Bettache, 514-691-0471

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